Manifestation-Carnaval le 20 mars 2022 : un rituel de « désensorcellement » pour de rire

En finir avec le sortilège de l’arbre-machine

Comment faire passer pour désirable, un faux arbre de 1500 t d’acier, seul arbre nantais à bilan carbone négatif, dans un parc d’attraction au budget explosé ? Seule une « communication vaudou » des élus et promoteurs d’un projet, supposé doté de pouvoirs magiques,  ont pu ensorceler les esprits.

Pour contrer cette folie, il fallait bien un désenvoûtement. Le collectif La Commune de Chantenay a concocté une carte, qui sera présentée lors d’un carnaval qui fera le tour la carrière Misery pour un rituel de « désensorcellement » pour de rire.

Rendez vous dimanche 20 mars 2022 à partir de 15h.

Devant le musée Jules Verne.

——————

Pourquoi l’Arbre aux hérons est néfaste

Ce projet de parc d’attraction va transformer Chantenay en quartier touristique, airbnbisé, impactant la qualité de vie des habitant·es et les prix de l’immobilier. 

Un désastre carbonné : outre le socle béton et les 1500 tonnes d’acier, le tourisme de masse augmentera les trafics aérien et routier venant vers Nantes et en repartant.

Un coût explosé avant l’envol : de 35 millions on est passé à 52,4 millions, sans compter l’ inflation, les pénuries de matériaux, les aménagements des abords, et les dépassements budgétaires habituels à ces projets géants. Et un tiers du financement est toujours incertain alors du vote en conseil métropolitain doit prochainement intervenir.

Un budget « héronné » et à géométrie variable dont les coûts annuels de fonctionnement et de maintenance (que la collectivité devra prendre en charge), ont été soigneusement occultés. Nantes Métropole a récemment voté un budget de 915 000 € pour la rénovation décennale du Carrousel des mondes marins, soit près de 10% de son coût de construction…

Un projet d’un autre temps : le projet de l’Arbre aux hérons peine à se concrétiser depuis 17 ans. Si l’Éléphant est devenu un symbole de Nantes, qui, ailleurs, connaît le Carrousel des mondes marins? L’Arbre aux hérons exploite la ficelle d’un univers vieilli qui ressasse un bestiaire mécanique dont d’autres villes, Toulouse, Dunkerque, ne veulent plus. Il faut changer d’imaginaire.

Contact : lacommunedechantenay @riseup.net